Jean-Christophe Guiguet est mort
ce jeudi 8 septembre 2005 dans l’après-midi
à l’hôpital de Lyon.
Il avait 54 ans,
il était malade,
il savait qu’il était au bout de son chemin.
Ses obsèques auront lieu mardi 13 à Lyon.
Il était comédien, électricien, barroudeur,
flambeur, menteur et conteur…
et j’en oublie certainement.
A ceux et celles qui ne le connaissaient pas,
qui n’avaient jamais croisé sa route,
qui ne l’avaient jamais entendu raconté
et qui ignoraient même son existence…
C’est con pour eux, ils ont raté une sacré rencontre !
"Il était une fois un roi très petit.
Il était petit, petit, petit…
si petit que son histoire est déjà finie."
disait parfois Jean-Xtophe
à la fin d’un spectacle-rencontre avec des enfants.
Moi, j’ajoute que j’ai rencontré un jour un roi.
C’était un grand roi.
Je suis heureuse d’avoir croisé ses pas,
partagé la parole avec lui.
Aujourd’hui, je le pleure
mais demain je rirai en pensant à lui.
Adieu à toi, Ô Grand Roi !
Si j’ai menti, j’irai en enfer
et c’est vraiment très con
parce que tu es certainement au paradis.
Marielle

Une pensée Christophe, souffle le vent d’automne et tel l’oiseau migrateur tu as pris t’on envol pour le grand voyage.Tu laisses dans mon cœur le souvenir et le regret du conteur trop vite et trop peu rencontré. Annie
J’ai eu la chance d’accompagner Jean-Christophe dans ses spectacles autour des contes, en qualité de musicien. Je garde un souvenir impérissable de cet homme devenu un ami discret, quelque peu soucieux, mais qui n’a jamais fait ressentir dans ces propos une quelconque angoisse. Il était bienveillant et avait un sens de la relation qui m’a profondément marqué !
Sa maman est restée seule. C’était elle aussi une personne passionnée par les contes.
Je me doutais que Jean-Christophe était malade, bien qu’il n’aie jamais fait état de ses problèmes de santé. Je me souviens très bien de nos prestations. Notamment de notre voyage en Avignon où j’ai eu le plaisir d’être reçu par un de ses amis, le conteur Jihad Darwiche avec lequel Jean-Christophe nourrissait une profonde amitié.
Nous préparions nos spectacles avec beaucoup de soin, grâce à une amitié qui n’a jamais failli. Nos soirées étaient un moment de partage, tant entre nous deux qu’avec le public chaque différent, qu’il fût constitué d’adultes ou d’enfants et avec lequel nous avions un échange chaque fois unique.
Jean-Christophe demeure dans mes pensées. Je conserverai pour lui un sentiment d’amitié et de respect réciproques. Ainsi va la vie. Elle est bien remplie si l’on a pu établir de telles relations avec des êtres comme lui.
Pino Calvi.
Jean-Christophe reste dans les pensées de ceux et celles qui ont eu la chance de croiser sa route, de partager un bout de chemin avec lui.
Merci de votre passage et de votre témoignage !